... et porte le soleil noir de la mélancolie. Je suis pourtant sans tâche, et ne suis que de blanc constellé. Droit de rigueur et de pureté, ami du Foie, à ses côté contre bile et billevesées, vert de jeunesse et bourré de qualités du printemps d’un sud lumineux au nord d’un continent de glace désertée. Général du potager attendant Saint Joseph, son repiqueur reconnu, décoré, couvert de mérites bien mérités, offert en récompense aux soldats romains et dénigré par le parisianisme des lettrés, j’ignore si je suis le chef du chef ou le larbin des opprimés. Entre la gloire et l’humilité chaque jour de ma vie je tergiverse. Subtile, vulgaire, commun ou poétique, schizophrène, changeant et versatile, en cuisine comme dans les tranchées, je m’agite, je cogite, je médite, je me félicite ou me discrédite car comment dire, au final, pour Porrophage, Néron que j’ai rebaptisé, je suis … comment dire, une bibite. Il me chatouille et je lui sers le sirop qui adoucit ses laryngites. Je reste noble, croyez-moi, contre givre et gelées, logo déjà plus un emblème d’Yr Wyddfa à Caerdydd, mon pays, bouleversant de beauté, je ne m’en laisse pas conter et me laisse à peine parfois, certaines années, enquiquiner par des mouches cousines, venues me rendre visite de mon Asie d’origine, lointaine et oubliée. Les bourgeoises calvinistes à la recherche d’une purge ou d’un(e) poire(au) pour se désintoxiquer m’adulent et me subissent, incapables de voir en moi le légume sexy que je suis à Java, Istanbul ou Kyoto, paradis des saveurs toniques, croquantes et versatiles, talentueuses et simples, les évidences des palais. Mon drame c’est qu’où que je sois, je suis local et que si à Paris encore, on sait me traiter, chez les darbistes, je ne suis qu’une tour qu’on ne peut abolir, el Desdichado, le légume qu’en hiver qu’on ne peut refuser de manger lorsqu’on se veut sain, othoréxique, militant saisonnier ou encore anémié. Mais moi, que je sois sauté, étuvé ou vinaigrette, nu à peine marqué au grill ou paré, émincé en long, en travers ou entier, avec ou sans ma redingote de chlorophylle, je suis digne et vous le dis, injustement dédaigné. Je suis fort en pré-biotiques des pieds à la tête et je peux vous nourrir en provitamines A ou vitamines B3, B6, B9, C, E, K et calcium, cuivre, phosphore, fer, potassium ou selenium. Mais ce qui me distingue et me dignifie c’est ma teneur en soufre, soutenant ces trésors nutritionnels et votre santé. Général pour les uns, asperge du pauvre pour les cabotins, je suis avant tout un soldat qu’on envoie au front pour combattre vilaine peau, cheveux et ongles ternes, problèmes de transit, asthénie, soucis de drainage ou de satiété. Face au cancer, je mets tout en œuvre, pour faire fuir de mon odeur et de mes anti-oxydants mauvais rêves ou baisse d’immunité. Croyez-moi, vous devriez prendre la peine de me cuisiner sans rien jeter. Tronçonné, sans rien m’ajouter juste grillé ; à la vapeur quelques minutes avec une échalote, quelques câpres, un zeste de citron et d’huile un filet, en fondue indienne ou velouté de déchets ou orné de mes radicelles par une tempura magnifiés. Tout tout tout vous saurez tout sur le poireau.. le vrai le faux, le laid le beau qui a un grand cou, le gros touffu … tout tout tout tout car je suis le Poireau, le blanc, le veuf, l’inconsolé des étals de marché, le prince d’Orient venu, incognito, vos hivers illuminer et votre corps purifier.
Affichage des articles dont le libellé est le gaspillage est un enfantillage. Afficher tous les articles
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Je fais le poireau...
... et porte le soleil noir de la mélancolie. Je suis pourtant sans tâche, et ne suis que de blanc constellé. Droit de rigueur et de pureté, ami du Foie, à ses côté contre bile et billevesées, vert de jeunesse et bourré de qualités du printemps d’un sud lumineux au nord d’un continent de glace désertée. Général du potager attendant Saint Joseph, son repiqueur reconnu, décoré, couvert de mérites bien mérités, offert en récompense aux soldats romains et dénigré par le parisianisme des lettrés, j’ignore si je suis le chef du chef ou le larbin des opprimés. Entre la gloire et l’humilité chaque jour de ma vie je tergiverse. Subtile, vulgaire, commun ou poétique, schizophrène, changeant et versatile, en cuisine comme dans les tranchées, je m’agite, je cogite, je médite, je me félicite ou me discrédite car comment dire, au final, pour Porrophage, Néron que j’ai rebaptisé, je suis … comment dire, une bibite. Il me chatouille et je lui sers le sirop qui adoucit ses laryngites. Je reste noble, croyez-moi, contre givre et gelées, logo déjà plus un emblème d’Yr Wyddfa à Caerdydd, mon pays, bouleversant de beauté, je ne m’en laisse pas conter et me laisse à peine parfois, certaines années, enquiquiner par des mouches cousines, venues me rendre visite de mon Asie d’origine, lointaine et oubliée. Les bourgeoises calvinistes à la recherche d’une purge ou d’un(e) poire(au) pour se désintoxiquer m’adulent et me subissent, incapables de voir en moi le légume sexy que je suis à Java, Istanbul ou Kyoto, paradis des saveurs toniques, croquantes et versatiles, talentueuses et simples, les évidences des palais. Mon drame c’est qu’où que je sois, je suis local et que si à Paris encore, on sait me traiter, chez les darbistes, je ne suis qu’une tour qu’on ne peut abolir, el Desdichado, le légume qu’en hiver qu’on ne peut refuser de manger lorsqu’on se veut sain, othoréxique, militant saisonnier ou encore anémié. Mais moi, que je sois sauté, étuvé ou vinaigrette, nu à peine marqué au grill ou paré, émincé en long, en travers ou entier, avec ou sans ma redingote de chlorophylle, je suis digne et vous le dis, injustement dédaigné. Je suis fort en pré-biotiques des pieds à la tête et je peux vous nourrir en provitamines A ou vitamines B3, B6, B9, C, E, K et calcium, cuivre, phosphore, fer, potassium ou selenium. Mais ce qui me distingue et me dignifie c’est ma teneur en soufre, soutenant ces trésors nutritionnels et votre santé. Général pour les uns, asperge du pauvre pour les cabotins, je suis avant tout un soldat qu’on envoie au front pour combattre vilaine peau, cheveux et ongles ternes, problèmes de transit, asthénie, soucis de drainage ou de satiété. Face au cancer, je mets tout en œuvre, pour faire fuir de mon odeur et de mes anti-oxydants mauvais rêves ou baisse d’immunité. Croyez-moi, vous devriez prendre la peine de me cuisiner sans rien jeter. Tronçonné, sans rien m’ajouter juste grillé ; à la vapeur quelques minutes avec une échalote, quelques câpres, un zeste de citron et d’huile un filet, en fondue indienne ou velouté de déchets ou orné de mes radicelles par une tempura magnifiés. Tout tout tout vous saurez tout sur le poireau.. le vrai le faux, le laid le beau qui a un grand cou, le gros touffu … tout tout tout tout car je suis le Poireau, le blanc, le veuf, l’inconsolé des étals de marché, le prince d’Orient venu, incognito, vos hivers illuminer et votre corps purifier.
J'ai pas un radis...
Je suis rond, je suis long, je suis droit, je suis plus gros
que le plus gros de tes doigts. Je suis grand, je suis petit, je suis comme un sou neuf qui ne vaut pas un clou. Je suis blanc, je suis noir, je suis jaune, je
suis violet, je suis rose. Long et blanc ? Oui, mais rond et blanc aussi.
Long et rose, non, mais long et noir oui. En vrai, je suis multiple et j’ai
bien des secrets. Je suis là tout le temps, je suis là partout, aussitôt parti que me revoilà et je
suis aussi l’ami des grands et des petits. Jeune je pique, mais
surtout, j’affole français et japonais. D'antan, on m'offrait dans les bars et les cafés... j'entretenais la soif et l'argent perdu était vite retrouvé. Les uns me couvrent de gros sel et de
beurre, les autres me lactofermentent avec rigueur. Je suis un radis, un
légume, le meilleur ami des jardiniers épuisés, de Ray Charles et des cuistots pressés. Je suis si facile à planter, si
simple à récolter ou à cuisiner! Avec moi, il n’y a rien à préparer ou à peine à m'enduire d'un peu d'huile pour m'oublier pendant que vous mettez une branlée à Tekken 4 à votre fiston qui vient de rentrer. Si vous me redoutez
autant, c’est que la moutarde qui est en moi vous monte au nez, si vous m’aimez
tellement, c’est que j’aiguise votre
appétit. Certains enfants me fuient, mais la plupart se font un plaisir d’happer
l’air pour apaiser leur palais une fois qu’ils m’ont croqué. J’aide vos corps à
se préparer à l’hiver, je protège vos cellules du stress et vous empêche de gonfler et même de
péter. Je suis plein des vitamines C et B9, mais je vous offre aussi mon
magnésium, mon potassium et les fibres de mon petit corps blanc de pureté ou
coloré à vous en faire rêver. Ma vraie botte secrète c’est que mes fanes sont
bourrées de fer et qu’avec moi, il n’y a rien à jeter. Popeye cet idiot, aurait
dû m’écouter. Elles se mangent crues, en velouté, en khadi ou en mousse fraîche
d’été. Elles se mêlent, elles aussi, avec bonheur au beurre et épicent les couscous ou pimpent les furikaké. Mais surtout, mon
ambition à moi, c’est tous ces gens qui grignotent devant la télé. Ce qu’il
leur faut en fait, c’est pas forcément ces cochonneries sucrées ou salées, mais
juste un truc qu’ils peuvent compulsivement boulotter. C’est là qu’en petit
modèle je me poserais en roi : plein d’eau de nutriments et de vitamines, croqué
en à peine deux bouchées, croquant, frais et inoffensif pour leur ligne, je
défie n’importe quel M&M’s de vouloir avec moi se mesurer ! Fermez les yeux et imaginez un monde sur lequel je régnerais: comportementalistes en déroute, usines de chocolat nauséabondes fermées, obèses longilignes et plus d'ongles rongés!
J'ai la banane!
Je suis jaune, je suis verte, mon corps se couvre de tâches,
et je finis souvent seule, noire. Au fond, je suis blanche, je suis beige, je
suis crème en vrai, mais je rougis aussi, la peau-rouge c’est comme ça qu’ils m’ont
aussi appelée. A tous les âges de la vie, de par mes origines, les racines de
ma famille, j’expérimente une teinte et je
suis stigmatisée. Ce qui est drôle c’est que ça n’est jamais pour la même
couleur. Y’a ceux qui me déshabillent, me dévorent puis me jettent, mais qui
jamais ne comprennent ce que j’aurais pu leur apporter. Y’a ceux qui ne m’aiment
que fraîchement pubère, ou qui ne me remarquent que lorsque je suis sur le
point de les quitter. Je suis une banane, un fruit, un légume, qui selon les
tropiques, est plus ou moins éthique à consommer. Je suis pleine de tryptophane,
l’acide aminé qui permet à la sérotonine, l’hormone de la bonne humeur de circuler
dans le cerveau et nous mettre du bon côté de la chaussée ! Ma réputation
sulfureuse d’être pleine pleine de sucre, c’est vrai, me précède et effraie les
fashionistas et les minets, mais les sportifs, les chamans, les médecins et les
cuisiniers le savent, c’est grâce à ça que les sels minéraux comme le
potassium, le magnésium, le cuivre ou le phosphore, sont grâce à moi si bien
assimilés et permettent à votre fatigue
de s’envoler… Plus je suis mûre, plus je suis digeste, et quand on vous dit qu’il
ne faut pas me manger quand vous êtes constipés, c’est une bêtise, car ce qu’il
y a de bien justement avec moi, c’est que TOUT en moi est merveilleux, comme le
riz, avec moi, il n’y a pas de rejet, tout est utile, utilisé. Si vous me mangez
sans ma peau, surtout, il ne faut pas la jeter, elle servira à toutes sortes de
trucs et astuces ménagers, et pensez-y moi, fruit roi du pique-nique, si vous êtes
piqué, mordu ou brûlé, en cataplasme, je peux vous sauver. Laissez-moi, jusqu’au
bout vous aimer, enterrez-mes restes dans vos potagers, ce que je ne ferai pas
pour vous, je le ferai pour vos plantes et rosiers. Je suis même capable de
purifier les sols et les eaux contaminées !
namnamfood face au présent...
Nous sommes tou.te.s:
- de "simples" mangeur.se.s, ne mangeant que pour survivre et/ou;
- des consommat.eur.rice.s, des personnes dotées de moyens financiers leur permettant à leur échelle d'infuencer le marché et/ou;
- des professionnel.le.s, des spécialistes ayant sur toute ou partie de la chaîne alimentaire (de la production de l'ingrédient à son dressage industriel, semi-industriel ou artisanal) un regard et/ou un impact instruit.
Nous avons tou.te.s en commun le fait que nous mangeons, c'est à dire qu'à un moment ou à un autre nous:
- subissons l'impact de nos choix alimentaires, consciemment ou pas;
- impactons notre environnement par nos choix alimentaires, consciemment ou pas;
- faisons preuve de conservatisme et/ou d'innovation dans nos manières de cuisiner/manger, consciemment ou pas.
Les enjeux sur le plan alimentaires se présentent ainsi selon nous:
- comment survivre sans mourir à petit feu (la mal bouffe au sens large)?
- comment acheter sans s'endetter?
- 1. Dans l’immédiat en achetant trop cher relativement à ses moyens (par exemple du bio)
- 2. Dans un second temps en payant plus de cotisations (par exemple en n’achetant pas du bio mais en devant, à moyen terme, accepter d’augmenter la part de dépenses de santé de la société dans son ensemble liée à l’utilisation de pesticides et à l’alimentation de mauvaise qualité)
- 3. Dans un troisième temps en augmentant la part de dépenses environnementales permettant la gestion de nos déchets et du renouvellement de nos ressources énergétiques ;
- comment mieux manger sans devenir un expert?
Les chefs, les mamans, les papas et les passionnés de cuisine et de chimie en tous genres, partout dans le monde, participent à nourrir, c'est le cas de le dire, plusieurs pistes pour répondre à ces défis:
- manger moins de produits d’origine animale pour préserver l’environnement ;
- manger plus de végétaux pour préserver notre santé ;
- manger des aliments vivants et riches en bonnes bactéries, vitamines et nutriments, plutôt que sur-emballés, dévitalisés et plein de pesticides et autres formules magiques chimiques ;
- manger des alicaments naturels plutôt que des médicaments… chimiques pour prévenir plutôt que guérir;
- réduire la part de déchets alimentaires directs (fanes, épluchures etc.) et indirects (emballages, jetables etc.) ;
- réduire la part d’énergie gaspillée à produire des aliments exotiques et hors saison plutôt qu’à développer l’utilisation d’aliments locaux, saisonniers et distribués en circuits courts ;
- manger ensemble, à plusieurs, car on mange alors plus lentement, dans un moment consacré à la convivialité et qui permet à l’organisme de se régénérer de manière holistique plutôt que de simplement se sustenter.
Faire face au présent lorsqu'on est des métiers de bouche consiste à se poser ces questions quotidiennement et rigoureusement dans sa pratique, à chaque fois qu'on pense un plat du jour, et à y répondre de manière simple.
namnamfood c'est aussi une table d'hôtes militante et itinérante...
... qui cherche à démontrer qu'on peut manger fusion, funky et savoureux tout en étant éthique, ethnique, responsable, bio ou nature, anti-gaspi et respectueusement conscient des différents patrimoines et traditions.
En achetant le plus possible auprès de producteurs locaux, en proposant des recettes saisonnières, en n'important que/tous les assaisonnements exotiques nécessaires aux recettes fusion, en sélectionnant les plus chouettes delikatessen sur les étals étrangers pour faire découvrir techniques, saveurs et métissages alimentaires, en utilisant les ressources comestibles que la nature nous offre dans leur globalité en en respectant l'utilisation, en acceptant de payer le vrai prix du travail des producteurs et de nos ressources humaines, d'avoir une marge raisonnable et en donnant le meilleur de nous mêmes nous espérons vous accompagner dans une prise de conscience joyeuse et non pas rabat-joie sur ce dont vous vous nourrissez.
namnamfood c'est un garde-manger qui fait voyager, rêver et prouve à lui tout seul que les métissages en cuisine comme en génétique peuvent sauver l’humanité: debs Roman (moyen-orient), prune umeboshi (japon), kimchi (Corée, patrimoine mondial de l'UNESCO), paprika fumé (Espagne), raisins secs au sel de mer (Tunisie), Burrata (Suisse) cohabitent harmonieusement dans nos recettes et dans nos frigos.
namnamfood c'est aussi des expériences de farine en farine, chatâignes, lentilles vertes, pois-chiches, sorgho, teff, sarrasin (oh yeah, notre petit chouchou), une utilisation raisonnée du sucre, des lacto-fermentations proposées en épicerie, des tables d'hôtes publiques et privées, des cours de cuisine privés et des ateliers anti-gaspi.
En achetant le plus possible auprès de producteurs locaux, en proposant des recettes saisonnières, en n'important que/tous les assaisonnements exotiques nécessaires aux recettes fusion, en sélectionnant les plus chouettes delikatessen sur les étals étrangers pour faire découvrir techniques, saveurs et métissages alimentaires, en utilisant les ressources comestibles que la nature nous offre dans leur globalité en en respectant l'utilisation, en acceptant de payer le vrai prix du travail des producteurs et de nos ressources humaines, d'avoir une marge raisonnable et en donnant le meilleur de nous mêmes nous espérons vous accompagner dans une prise de conscience joyeuse et non pas rabat-joie sur ce dont vous vous nourrissez.
namnamfood c'est un garde-manger qui fait voyager, rêver et prouve à lui tout seul que les métissages en cuisine comme en génétique peuvent sauver l’humanité: debs Roman (moyen-orient), prune umeboshi (japon), kimchi (Corée, patrimoine mondial de l'UNESCO), paprika fumé (Espagne), raisins secs au sel de mer (Tunisie), Burrata (Suisse) cohabitent harmonieusement dans nos recettes et dans nos frigos.
namnamfood c'est aussi des expériences de farine en farine, chatâignes, lentilles vertes, pois-chiches, sorgho, teff, sarrasin (oh yeah, notre petit chouchou), une utilisation raisonnée du sucre, des lacto-fermentations proposées en épicerie, des tables d'hôtes publiques et privées, des cours de cuisine privés et des ateliers anti-gaspi.
namnamfood et le gaspillage alimentaire
Fanes de fenouil (et à droite d'artichauts) dans la rue à Carthage Dermech, environnement habité par une population aisée, instruite et ayant accès aux informations concernant le gaspillage alimentaire et à un patrimoine culinaire préservé mais sous-valorisé au sein des familles. Au Viet-nâm, les fanes d'artichauts sont séchées et utilisées en décoction et infusion pour detoxifier le foie.
Couscous de fanes de fenouil et de fanes d'oignons emblématique du Sahel, parfumé à souhait, surtout lorsqu'il est fait avec des fanes de fenouil sauvage que tout le monde peut obtenir par cueillette gratuite dans les campagnes tunisiennes. Beaucoup de végétaux sauvages connus et appréciés sont encore consommés en Tunisie lorsque c'est la saison.
Selon un rapport de la FAO datant de 2013, 1/3 des aliments produits finissent à la poubelle.
En Suisse, pays pourtant renommé pour et fier de ses performances en recyclage, 2,6 millions de déchets alimentaires* sont produits chaque année, dont, parait-il, un tiers qu'il serait tout à fait possible d'éviter.
En Tunisie, autre pays que nous connaissons chez namnamfood, les chiffres sont peu disponibles, mais une promenade au marché vous permettra de juger par vous-mêmes: il y a parfois plus d'aliments frais sous les étals que dessus. Selon les différentes sources web du pays, on pourrait parler de plus de 113'000 tonnes de déchets par an alors que 5% de la population est mal nourrie.
Plus simplement, sur terre, chaque seconde, nous jetons à la poubelle plus 40 tonnes de nourriture alors qu'un être humain sur trois ne mange pas à sa faim ie souffre de malnutrition:
- Pour les mangeurs de steaks cela représente 200000 steaks jetés toutes les secondes;
- Pour les mangeurs d'oranges cela représente 200000 oranges jetées toutes les secondes;
- Pour les mangeurs de baguettes cela représente 200000 baguettes jetées toutes les secondes;
- Pour les mangeurs de yaourts cela représente 200000 yaourts jetés toutes les secondes.
Vous mangez/jetez quoi vous?
Les déchets alimentaires (ou autres) sont produits par les professionnels ET par les particuliers selon les mécanismes suivants:
- je me suis laissé.e convaincre d'en acheter, mais je ne sais pas quoi en faire, alors je le jette;
- je ne sais pas pourquoi je l'ai acheté, je ne sais pas quoi en faire, alors je le jette;
- j'en ai trop produit, alors je le jette;
- c'était pas bon/pas joli, personne n'en veut, alors je le jette;
- je l'ai oublié, il est abîmé, pas sexy alors je le jette;
- la date de péremption est passée/il n'est plus à la mode, alors je le jette.
Alors comment faire en matière de produits alimentaires pour ne pas transformer de la nourriture en déchet à hauteur de 300 kilos par an et par personne?
Chez namnamfood, on est surtout touchés par le gaspillage mis en oeuvre massivement au stade où le produit est frais, magnifique, plein de vitamines et parfaitement ... parfait, c'est à dire, entre le moment de sa récolte et son arrivée sur les étals. Entre l'aliment pas assez beau qu'on jette dès la ceuillette (calibrage) et l'aliment qu'on vend massacré (dépourvu de ses fanes), ce gaspillage nous rend dingues car il est lié à l'ignorance des merveilles que la nature a à nous offrir... C'est pourquoi en plus de vous aider à:
- acheter mieux;
- cuisiner mieux;
- conserver mieux;
- recycler mieux...
nous voulons surtout vous aider à connaître mieux ce que vous jetez et ce que vous mangez de manière à essayer ensemble d'augmenter la part de ce que vous mangez dans ce que vous achetez!
namnamfood allie, dans le cadre de son offre professionnelle et de ses performances militantes des prestations relevant de la convivialité: la cuisine, la table, la décoration, l’accueil et le service ainsi que la gestion logistique et opérationnelle autour d'un moment de vivre ensemble. C'est pour cela que nous nous permettons également de parler des déchets non alimentaires (éléctroménager, mobilier, mode etc.) produits selon les mêmes mécanismes que leurs alter-egos comestibles.
namnamfood c'est des conseils en conception, réalisation, mise en oeuvre et formations visant à soutenir clients, partenaires et fournisseurs particuliers ou professionnels à aller vers des produits qui peuvent vivre encore au moins une autre vie. C'est la volonté d'apprendre, de donner à apprendre et de transmettre des approches de consommation responsables: objets de seconde main, récupération, trocs, achats groupés ou prêts solidaires.
Chez namnamfood, nous remercions Pete Seeger l'auteur de la devise suivante, à laquelle nous adhérons à 1000%: if it can't be reduced, reused, repaired, rebuilt, refurbished, refinished, resold, recycled or composted, the it should be restricted, redesigned or removed from production**.
*source le matin et 24h qui... ne citent pas leurs sources, elle a bon dos gorge profonde...
** si cela ne peut pas être réduit, réutilisé, réparé, reconstruit, rénové, revendu, recyclé ou composté alors cela devrait être restreint, redessiné ou retiré de la production.
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